
Bénévolat dans le sport, un choix de vie
Le bénévolat est la base même d’une vie associative. On reconnaît à une association cette volonté de chacun de ses membres, qui les motive souvent par passion. De la direction à l’équipe opérationnelle, ce sont les bénévoles qui font tourner la machine. On attribue au bénévolat la mise en place d’un système social qui permet les rencontres, découvertes et expériences, autant de situations qui contribueront considérablement à l’épanouissement, aussi bien personnel que professionnel, du volontaire.

Quid de l’efficacité et de l’efficience ?
Si, de base, le bénévolat relève d’une motivation non pécuniaire, l’industrie du sport reconditionne aujourd’hui le secteur. En effet, le sport est devenu une industrie sur laquelle repose une économie assez conséquente, si l’on ne se réfère qu’aux grands clubs de football, par exemple. Aujourd’hui, le modèle associatif de la pratique sportive est directement concerné par le processus de professionnalisation et de marchandisation des services produits (Chantelat, 2001). Dans ce cas de figure, le bénévole ne se retrouve plus dans ce système où il doit collaborer avec des personnes n’ayant plus les mêmes objectifs d’implication. En effet, si le bénévole est là par passion, les salariés sont là pour un résultat avec des échanges marchands. La cohabitation devient alors difficile. La réalité est que le sport est devenu un secteur économique à part entière.
Le bénévolat a-t-il encore sa place dans le sport ?
Le contexte économique actuel a fragilisé le monde du bénévolat dans le secteur du sport. Cela n’a pourtant pas empêché les passionnés de poursuivre leur mission, à l’instar des bénévoles de la Fédération Française de la Randonnée, par exemple, qui recense aujourd’hui près de 20 000 bénévoles actifs toute l’année.
